Flora DAURES


CONTEXTE


Le bâtiment ci-dessous est construit au 77 – 79 rue de Picpus dans le 12e arrondissement de Paris. Situé sur la coulée verte il offre la possibilité de jouir des plaisirs de la ville tout en profitant d’un espace extérieur pour se promener ou pratiquer une activité physique.

FACADE SUR LA COULEE VERTE

COULEE VERTE

CARACTERISTIQUES DU BATIMENTS

Une des particularités de ce bâtiment est de se composer en deux temps. La première partie est un garage à l’écriture industrielle qui fut construit entre le XIXe et XXe siècle. La seconde est un immeuble de logement qui fut réalisé dans les années 60. Nous avons ainsi deux constructions aux écritures et identités différentes.

Pas de cohérence visuelle entre ces deux bâtiments


UNE LOCALISATION OPPORTUNISTE

Situé sur la coulée verte mais aussi sur le rue de picpus et le boulevard de picpus, le bâtiment est extrêmement accessible en offrant de nombreuses ouvertures. Ce qui peut en faire en vrai lieu de rencontre.


LE PROJET

Quand la promenade urbaine mais verdoyante de la coulée verte sort de son lit pour rencontrer l’habitat, elle brouille la frontière du public, du commun et du privé générant un espace à la confluence du tiers-lieu et de la coopérative d’habitants.


QU’EST CE QU’UNE COOPERATIVE D’HABITANTS ?

Considérées comme la troisième voie du logement, elles semblent répondre aux enjeux actuels du logement pour tous ainsi qu’aux enjeux environnementaux.

Les coopératives d’habitants sont des sociétés à capital variable qui ont pour objet de fournir à leurs coopérateurs la jouissance d’un logement à titre de résidence principale. Elles permettent ainsi d’améliorer notre qualité de vie car elles permettent en mutualisant d’acquérir à plusieurs ce que nous ne pourrions avoir seuls.

À savoir qu’une coopérative d’habitant est gérée par des règles de vie commune régies par une charte que chaque habitant doit signer et respecter. La charte est rédigée par les coopérateurs en fonction des valeurs et modes de vie dans lesquels ils désirent s’engager.


UNE COOPERATIVE D’HABITANTS PROPICE AUX RENCONTRES ET AU PARTAGE DANS UNE PROMENADE PAYSAGERE

Dans ce projet, nous sommes dans une coopérative d’habitants intergénérationnelle s’adressant à une trentaine de personnes. Tournée vers la rencontre et le partage la vie des habitants s’organisera entre espaces publics, espaces communs et espaces privés.


LES ESPACES COMMUNS – UNE PROMENADE PAYSAGERE

Une intervention forte est apportée sur le bâtiment avec un objectif de le lier à la coulée verte qui en est aujourd’hui entièrement coupée. Cette intervention se déploie sous la forme d’une coursive enrobant le bâtiment.

La frontière entre le public et le privé devient poreuse, et les espaces extérieurs deviennent une continuité avec l’intérieur nous offrant le temps de flâner, déambuler, s’ennuyer seuls ou à plusieurs.


DIFFERENTS ESPACES DE CONVIVIALITE EN EXTERIEUR

SCENARIO 1 – S’ETENDRE
SCENARIO 2 – S’ASSEOIR ET S’ATTABLER SEULS OU A DEUX
SCENARIO 3 – S’ASSEOIR ER S’ATTABLER A PLUSIEURS

LES ESPACES PRIVES – APPARTEMENTS T2

Ces derniers ont la caractéristiques de se déployer sur deux niveaux de plancher différents. En effet pour proposer une rampe accessible aux PMR et donc de 5 pourcent  maximum la nécessité de déplacer la moitié des planchers est survenue.

 De cette intervention nous offrons aux appartements deux entrées. L’une venant de l’intérieur par un grand escalier et ascenseur et l’autre de l’extérieur. La coursive se transforme ainsi en une réelle rue végétalisée et habitée. Elle est un lieu de passage et donc de rencontre.

Faisant une quarantaine de m², les T2 se déploient par quatre sur un étage. Chaque étage étant lui-même composé de deux niveaux.
Chaque niveau se compose en deux appartements partageant une cuisine ouverte sur la rampe.


DES ESPACES EVOLUTIFS

Dans un objectif de prospection, les appartements sont rendus évolutifs. De fait, partageant des espaces communs que sont : la cuisine et l’entrée, un habitant pourrait décider de louer l’appartement d’en face au cas où la famille s’agrandirait. Par ce biais aucuns travaux ne seraient nécessaires.

Par ailleurs, nous avons deux configurations de vie possible. Soit nous sommes seuls et pouvons laisser l’appartement entièrement ouvert, bénéficiant ainsi de tout l’espace à l’image des Grand Salles du XVIIe. Soit nous sommes deux et pouvons cloisonner l’espace pour plus d’intimité.

SCENARIO 1 – Espace décloisonné SCENARIO 2 – Espace cloisonné

UN EQUILIBRE ENTRE COMMUN ET INTIME

Pensés comme des espaces conviviaux, les appartements possèdent différents degrés d’intimité.
Le premier étant les portes fenêtre en alcôves créant des seuils entre l’espace commun de le rampe et l’habitat. Tantôt appartenant aux appartements pour agrandir son séjour en été, ou tantôt bien commun lorsqu’elles sont fermées.

A l’image de ces intérieurs du XVIIe ou XVIIIe. Tentures et tapisseries viennent réchauffer l’espace en offrant une sensation de protection et des paysages dessinés.
Dans d’autres alcôves, nous trouvons cachés derrières ses parois de rideaux des petits espaces de travail en dialogue avec l’extérieur.

SCENARIO 1 – Espace décloisonné
SCENARIO 2 – Espace cloisonné

LES ESPACES PUBLICS

Point fort de rencontre et de partage entre les habitants et les usagers de la coulée verte, les espaces publics de la coopératives d’habitants abritent un bar dansant un local à vélo et un atelier vélo.
Par son activité ludique et sportive qu’est la dance cette étape de la coulée verte se transforme en lieu festif et simple.

Desservie par des déambulations sinueuses à l’image de sentiers, nous sommes guidés dans un espace où la piste de danse est ou cœur.

Les espaces d’assise offrent deux configurations. Une pleine participation au spectacle des danseurs en gradin, ou des tablées en alcôves pour y assister de manière plus intime.




ANNEXES

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